Jean-Marc Donahue, “un esprit positif”

Homme d’affaires qui a investi sur “un esprit positif”, monsieur Jean-Marc Donahue possède une poignée de main sincère, un tempérament jovial et une facilité de contact avec le public. Simple dans sa façon d’aborder les gens, il n’aime pas non plus se compliquer l’existence. Il trouve la vie intéressante et veut la goûter à fond.

Il fait ses études à l’Université de Sherbrooke, de 1956 à 1960, où il obtient une première maîtrise en administration et une seconde en sciences comptables.

Diplômes en poche, il part en stage à Rimouski dans un bureau de comptables agréés qui s’appelle alors McDonald, Currie et Co. Ensuite, il revient à Sherbrooke et occupe le poste de vérificateur, à nouveau dans un bureau de comptables agréés. À ce moment, il entre en contact avec la compagnie M.F. McMahon limitée dont il avait la vérification du dossier. Suite à des problèmes internes, la compagnie lui offre de joindre ses rangs. Il accepte et fait son entrée à titre de contrôleur intérimaire en 1963. Puis, il devient actionnaire en 1975 pour finalement atteindre en 1979, le statut de secrétaire et directeur général de la compagnie qui s’appelle désormais McMahon-Essaim inc. De plus, il préside l’Association des grossistes en médicaments du Québec depuis 1983.

Ses compétences se ramifient également dans d’autres sphères d’activités telles les vêtements pour hommes, l’immobilier et les investissements. Il a connu de bonnes et de mauvaises expériences mais il s’en est toujours bien tiré. (*)

Dans chacune de ses réalisations, il se donne à fond mais confronté à des activités trop envahissantes, il se rallie à l’option du peu mais mieux.

Ses liens avec l’Université furent assez nombreux par le passé. Il a été rattaché principalement à la Faculté d’administration pour y avoir été chargé de cours, président de l’Association des diplômés en administration, membre du Conseil d’orientation et nommé Ancien de l’année en 1972. Il a également été président de l’Association générale des anciens de l’Université, de 1974 à 1979, et il a apporté sa participation au Conseil d’Administration de l’Université de 1975 à 1979. (**)

Parmi les diverses activités, associations et clubs sociaux où sa présence s’est fait sentir, mentionnons entre autres qu’il a été membre du Comité organisateur des Jeux du Québec de Sherbrooke en 1977, président d’honneur du Patin-o-thon du Club Kinsmen et que présentement, il a le titre de citoyen d’honneur pour Kino-Québec.

D’après quelques renseignements glanés dans son entourage, monsieur Donahue est franc et chaleureux avec les personnes qu’il côtoie, ce qui lui permet de s’attirer leur sympathie. Sa personnalité forte et rayonnante respire la bonne humeur et la joie de vivre. Il communique avec beaucoup d’aisance et lorsqu’il a quelque chose à dire, il le fait sans détour.

C’est un homme simple, avec lequel on peut se permettre d’oublier les artifices. Il porte peu d’intérêt à la manière de dévoiler un contenu mais davantage au contenu lui-même. Il va vers les gens sans trop de préjugés. Résultat : on peut le retrouver en train de discuter avec des individus de tous les milieux. Il recherche volontiers les contacts avec les diverses classes sociales.

Sa grande sociabilité fait de lui un conférencier de la “pensée positive” de plus en plus demandé. Cette nouvelle “vocation” l’amène à dire aux gens qu’en dépit des difficultés affrontées, il faut conserver un état d’esprit aussi positif que possible pour pouvoir les vaincre. “Je n’invente rien de nouveau, je ne fais que répéter aux gens des choses qui existent. Ils aiment qu’on les leur rappelle.”

Depuis environ 6 ans, monsieur Donahue avait le goût de posséder un“hobby” intéressant. À partir de son vécu, il a commencé à recueillir beaucoup de données sur les moyens de surmonter le genre de problèmes qu’il avait connus au cours des années, - la timidité par exemple. Un jour, il a décidé d’utiliser ce matériel en donnant des sessions à des groupes pour aider les participants à passer au travers des problèmes qu’il avait lui-même enrayés. Ce sont eux qui l’ont encouragé à continuer, en exploitant sa facilité à s’exprimer en public et en vertu des bienfaits qu’il apportait.

Par la suite, se sont présentées toutes sortes d’occasions de parler de son expérience passée, de sa timidité, de la volonté, de buts à atteindre dans la vie, etc. Au fil du temps, ses conférences ont pris de l’ampleur, tellement que maintenant on le réclame pour donner des capsules d’optimisme à la radio et pour participer à des émissions télévisées. Il donne régulièrement des conférences un peu partout, même à l’extérieur de la région estrienne.

Ce qu’il affectionne le plus dans ces causeries, c’est le sentiment d’aider les gens. Il trouve revalorisant d’apporter de l’aide à ceux qui le demandent et les remerciements qui en découlent lui font chaud au cœur.

D’ici quelques temps, il veut réduire ses charges chez McMahon pour se donner davantage à “l’esprit positif”. “C’est un peu en prévision de la retraite.”

Du côté des loisirs et de la détente, le cinéma comique et les voyages obtiennent sa préférence. Pourquoi les comédies ? Parce que, selon lui, il faut savoir rire pour conserver un bon moral. “Je considère, avec tout ce que je fais, que c’est important.”

Voyageur de tous temps, il désire découvrir de nouveaux horizons, explorer ces espaces inconnus qui l’attirent sans trop savoir pourquoi. Il avoue s’être trop restreint à la Floride et il veut s’ouvrir à de nouveaux continents. Deux préférences retiennent son attention : les Pays-Bas et la Polynésie. Il adore aussi les voyages de pêche, synonymes de calme, de tranquillité ainsi que de rencontres entre amis après une bonne journée passée à taquiner le poisson.

Sans être masochiste, Jean-Marc Donahue préfère les sports qui lui procurent une certaine fatigue et lui permettent de se vider. “Il faut que ça me fasse mal.” Il opte principalement pour la course à pied. Il court régulièrement pour son propre plaisir et il a participé à maintes reprises au Demi-marathon des Cantons, populaire jadis, en Estrie.

Il est une étape de sa vie dont il conserve un souvenir indélébile. “L’époque où j’ai participé à l’organisation du baseball à Sherbrooke, soit au début des années 1970, fut une période à la fois agréable et mouvementée.” Il raconte que des joueurs d’aussi loin que la République Dominicaine et Porto Rico sont venus jouer ici à Sherbrooke. Certains d’entre eux jouent aujourd’hui pour des équipes professionnelles.

Monsieur Donahue bouillonne de projets d’avenir. Il envisage les années futures par étapes; de l’ordre avant tout. Pour l’instant, gardant l’esprit positif, il mise beaucoup sur ses conférences qui sont en bonne voie de “prendre le dessus” sur une carrière d’homme d’affaires déjà très réussie.

Extrait d’un texte écrit en 1985 pour l’Association des Anciens de l’Université de Sherbrooke (Yvon Gendreau).


Notes additionnelles (après 1985)

* En 1994, Pièces d’auto Leclerc inc. a fait cession de ses biens. Jean-Marc Donahue en était l’actionnaire principal. Même si ce revers de fortune est difficile à avaler, Jean-Marc découvre que cet échec lui permet de mettre en pratique ce qu’il a toujours prêcher : Avec l’optimiste et la confiance en soi, on sort toujours plus fort des épreuves que Dieu met sur notre route.

** En 1993, Jean-Marc Donahue, c.a. était élu secrétaire de la Fondation de l’Université de Sherbrooke et en 1995 il en devient le trésorier, poste qu’il occupe encore en 2005.